dimanche 30 janvier 2011

© Charlotte Marcodini


Connaissez-vous l'histoire de Claire, la fille en C ?

La Fiancée aurait pu vivre il y a très longtemps ou se promener dans des rues en noir et blanc. Elle aurait pu vivre dans les années soixante, être la meilleure amie de Françoise Hardy et jouer sur la plage avec Brigitte Bardot. Yéyé. Pourtant, elle vit ici et maintenant. Elle crie tout bas. Elle se raconte sous forme de nouvelles, cachée, derrière un sourire de tristesse. Avec sa plume en dentelles, elle chante les désordres amoureux, les romans aux mains sales, et les femmes à gages.
Elle plonge en ouvrant les yeux et je nage les yeux fermés.
Elle a déjà sorti trois ep.
Vous pouvez la demander en mariage ici : http://www.facebook.com/lafiancee
L'embrasser là : http://www.myspace.com/lafiancee
et vivre ici : http://www.deezer.com/fr/music/la-fiancee

ENTRETIEN

Quel est le premier disque que tu te souviens avoir acheté ?
« Purple Rain » de Prince.

Quelle est la chanson idéale pour éviter le blues du dimanche soir ?
« Do I Disappoint You » de Rufus Wainwright.

Parmi tous les artistes vivants ou morts, qui rêverais-tu de voir sur scène ?
Jacques Brel.

Quel est l'objet qui te définit le mieux ?
Mon iPhone.

Avec qui rêverais tu de chanter en duo ?
Georges Moustaki.

Quel disque voudrais tu absolument nous faire écouter ?
Silent Witness d'Overhead.

Un dernier mot ?
Bisou.

lundi 24 janvier 2011

© Simon Buret


Smoking Smoking, c'est l'histoire de deux filles qui ont eu l'idée merveilleuse, un jour, de s'accorder pour s'échapper de leur réalité. Elles ont dessiné, en tandem, une barque en noir et blanc. Oui, parce qu'elles voulaient naviguer et voyager. Et depuis, sur leur bateau métronome, elles accomplissent une traversée musicale.
Smoking Smoking, c'est l'histoire de deux voix qui jouent à quatre mains sur un même piano, de deux voyageuses qui rêvent de découvrir la vie dans le regard de l'autre pour l'élever aux quatre coins du monde.
Mais Smoking Smoking, ce n'est pas que ça. C'est aussi Audrey et Vanessa, deux conteuses qui regardent une histoire magique à travers la fumée de cigarettes. Une histoire où confuses, elles se jouent. Troublées, elles se rêvent. Et vivantes, elles se chantent.

ENTRETIEN

Quel est le premier disque que vous vous souvenez avoir acheté ?
Vanessa : « Bad » de Mickael Jackson.
Audrey : Daniel Balavoine. La pochette était verte, je n'ai plus le nom de l'album, mais il y avait dessus la chanson « Le chanteur ».

Quelle est la chanson idéale pour éviter le blues du dimanche soir ?
Vanessa : « Nantes » de Beirut ou « Monochrome » de Yann Tiersen avec Dominique A. « Twenty two bar » aussi, de Dominique A.
Audrey : « Going to a town » de Rufus Wainwright, « Because » des Beatles, et quand vraiment, j'ai le blues, un bon vieux Abba : « Dancing queen »

Quel est votre rituel pré-concert ?
On fait du ragga dance hall dans les loges ! On cherche d'ailleurs un cours sur Paris pour progresser !

Parmi tous les artistes vivants ou morts, qui voudriez-vous voir en concert ?
Vanessa : Jeff Buckley ou Jacques Brel.
Audrey : Sans hésitation, les Beatles.

Quel disque voudriez-vous absolument nous faire écouter ?
Vanessa : « For Emma, forever ago » de Bon Iver.
Audrey : « Going where the tea trees are » de Peter Von Poehl.

Un dernier mot ?
Notre EP sort en avril, on a hâte !

http://www.myspace.com/smokingsmoking

vendredi 7 janvier 2011

© Xavière Devos


Depuis mes cinq ans, je suis attirée par les livres comme une abeille butinant après son propre miel.
Un matin, je me suis rendue compte que j'avais grandi un peu trop vite à mon goût, un peu trop tôt. Je venais d'avoir vingt ans et j'aimais toujours les livres plus que les grands.
C'est donc tout naturellement lors d'un salon du livre au Touquet que j'ai rencontré Xavière Devos. Peintre et illustratrice, belle comme une héroïne de bande dessinée, souriante à souhait, une jolie poupée toujours avec un crayon à la main, racontant et illustrant des histoires à ceux et celles qui veulent encore croire.
Dans sa cabane se cache Sigur Ros et Noah and the whale.
Lisbeth Zwerger lui a donné l'envie d'illustrer, et elle la garde pour toujours dans ses poches avec Rebecca Dautremer et Benjamin Lacombe.
Et ce jour là, je l'ai trouvé aussi grande que toutes ces références à elle. Si grande que je suis à nouveau très pressée de voir ce que ses mains vont dans l'avenir nous fabriquer.

mercredi 20 octobre 2010

© Ramzi Bensemman


Elle, elle s'appelle Johanna Wedin alias Mai.
Mai, c'est l'histoire d'une jolie princesse suédoise qui s'est échappée de son château en forme de contes de fées. Elle vit dans une boîte à musique aux senteurs surannées. Le tout saupoudré de mélancolie et de candeur. Il suffit d'ouvrir cette boîte et elle vous soufflera un air doux sur votre monde pour l'enchanter.
Cette poupée blonde chante comme elle respire et conte les histoires à ceux qui savent écouter et comprendre que ce sont les petits détails qui construisent les plus grandes histoires. Sa voix ? Une poésie qui inspire, une brise en forme de sourire. Cette douceur sucrée qui emmène vers l'ailleurs vient de sortir son deuxième ep « Silent Seduction » et c'est un délice précieux, sachez-le.

ENTRETIEN

Quel est le premier disque que tu te souviens avoir acheté ?
Le premier album que j'ai acheté toute seule, et qui n'était pas un vinyle offert par mes parents, c'était « The First of a Million Kisses » de Fairground Attraction.

Quelle est la chanson idéale pour éviter le blues du dimanche soir ?
J'adore écouter quelque chose de doux et envoûtant comme « Train song » de Vashti Bunyan.

Parmi tous les artistes vivants ou morts, qui rêverais-tu de voir sur scène ?
J'aurai trop voulu voir Billie Holiday !

Quel disque voudrais tu absolument nous faire écouter ?
J'aimerai vous faire écouter deux vieux disques assez inconnus : « Take Heart » de Mimi Fariña & Tom Jans, ou « Mythical Kings and Iguanas » de Dory Previn. Mais j'aimerai ABSOLUMENT vous faire écouter « Clouds » de Joni Mitchell. Un album sublime.

Un dernier mot ?
Signez MAI s'il vous plaît ;-) ...

http://www.myspace.com/ilovemai

lundi 18 octobre 2010

© Nastasia Dusapin


Derrière le rideau se cache les trois garçons de I love my neighbours. Alexis, Jérémy et William.
Trois garçons qui ont un jour craché un soleil électrique dans le vent du rock'n'roll et qui n'ont plus jamais cessé de le faire. Bang bang. Ce trio fabrique des étincelles qui font danser les cheveux des uns et les jupes des autres. Il y a des musiques que l'on aime et que l'on est sûr de garder pour la vie. Je me suis envolée comme une mongolfière qui s'élève au son d'une note lunaire. Oui parce que j'ai décollé. Et je les aime ces petits bonshommes déjantés comme mon vieux jean tout craqué que j'ai depuis des années et dont je ne peux me passer, porté comme un faux boyfriend.
Ils se travestissent le temps d'un concert en boule d'énergie de rockeurs acidulés. Et on l'écoute cette potion magique, on la ressent pour toujours. Ils vont bientôt sortir leur premier ep « Sheep & Bells ». Je l'attends impatiemment comme une petite fille qui déballe tout doucement son cadeau pailleté caché sous un sapin de Noël.

http://www.myspace.com/thefuckinneighbours

ENTRETIEN

Quel est le premier disque que vous vous souvenez avoir acheté ?
Alexis : Le premier album de Matt Houston, du bon r'n'b français qui tâche...tout ce que j'aime !
Jérémy : « Silent alarm » de Bloc party et « Frances the mute » de The Mars Volta.
William : « History » de Michael Jackson. Je suis fan de cet artiste depuis tout petit.

Quelle est la chanson idéale pour éviter le blues du dimanche soir ?
Alexis : Sans hésiter une chanson de The rapture « Get myself into it ».
Jérémy : Je suis un peu masochiste alors j'ai tendance à accentuer le blues du dimanche soir en écoutant des titres très tristes. En ce moment c'est « John Wayne gacy jr » de Sufjan Stevens... mais ca change très souvent.
William : « American dream » de walls of jericho car le hardcore ne me quittera sûrement jamais.

Parmi tous les artistes vivants ou morts, qui rêveriez-vous de voir sur scène ?
Alexis : Phil Collins sans hésitation ! Plus sérieusement, je dirai Nirvana ou Miles Davis dans un tout autre style.
Jérémy : Kurt Cobain mais le fait qu'il nous ait échappé doit accentuer l'amour que l'on a de toute la mythologie qu'il y a autour de Nirvana... Même si évidemment il reste un paquet de chansons énormes, ça n'enlève rien à leur musique. Le fait que l'on n'ait pas pu les voir évoluer nous permettra à jamais de ne jamais être déçu.
William : Sans aucune hésitation, et avec la plus grande franchise que m'a inculqué mon éducation qui fut riche et très réussi, je dirai Nirvana.

Quel est votre rituel pré-concert ?
Alexis : Souvent on fait un gros kawaboumga... à trois ! On a depuis peu pris l'habitude de se faire des bisous sur les mains et de se les taper contre le front mais je ne sais pas pourquoi on fait ça...
Jérémy : On se cherche a ce niveau là... des fois on se tripote des fois on fait des concours d'odeurs c'est pas très arrêté. Depuis peu, on a un espèce de salut pour s'encourager, on fait deux bisous sur le dessus de la main et on se le colle deux fois sur le front comme ca on a définitivement l'air débile.
Sinon on parle beaucoup du set, on s'étire, on boit des tisanes et on se rassure pour être bien détendu et concentré... ouais, c'est pas très rock n roll... :)
William : Coa bounga !!! bisou poignet front

Un dernier mot ?
Alexis : Je kiffe le zoukkkkkkk !!!!
Jérémy : Pour moi ce sera ZIZI.
William : Tournesol (je le vois en gros affiché sur ma page Facebook)

mardi 1 juin 2010

© Baylie Jimenez


L'hiver, on hiberne mais pas seulement. Nous cherchons aussi les jolies perles musicales qui naissent à part, cachées dans un abri. C'est en me promenant dans les bois avec Justin Vernon que j'ai été tentée par un endroit regorgeant de nostalgie et de pudeur. Cela n'arrive pas souvent, c'est une chance qui pourrait nous faire couler des larmes sans jamais vraiment pleurer. Mon cadeau à moi s'appelle Morgan Manifacier. Autour de lui danse une pluie d'histoires à lyre dans un alphabet qui sourit. Je suis entrée doucement, j'ai écouté puis j'ai refermé la porte espérant pouvoir à nouveau la rouvrir. Et j'y suis retournée. C'est après quelques mois qu'il m'a fait cette surprise. Celle d'à son tour venir jusqu'à moi, pour un concert inoubliable dans mon appartement. Souvenir gravé fermé à clef. Clef de sol qui dort sur mon âme encore endormie. Clef de fa qui hante mon esprit.
Morgan, c'est une porte entrouverte en arc en ciel, en spectre, en portée musicale. Son plus grand amour, c'est la musique. Parfois je la jalouse, mais en l'écoutant je comprends. Il côtoie l'air du rien et l'art du tout. Il est l'artiste mystérieux que mille questions ne seraient dévoiler.
Courez le voir, il vous accueillera à bras ouvert.
Venez vite écouter son nouvel album ici : http://virb.com/morganmanifacier

ENTRETIEN

Quel est le premier disque que tu te souviens avoir acheté ?
Le premier disque que j'ai acheté, c'est « Cinquième as » de Mc Solaar. Je me rappelle même l'avoir acheté chez Carrefour. Je devais avoir dix ans, j'étais au collège et j'écoutais ça dans ma chambre. En faisant mes devoirs. Oui, j'étais un gentil petit garcon à l'époque.

Quelle est la chanson idéale pour éviter le blues du dimanche soir ?
Je ne suis pas vraiment le type de personne qui évite le blues du dimanche soir, en général c'est moi même qui le crée tout seul, ce blues. Mais pour les personnes qui vont lire ces mots, je conseillerais September - Earth, Wind & Fire.

Parmi tous les artistes vivants ou morts, qui rêverais-tu de voir sur scène ?
Vivant ou mort ? Dans la liste des vivants, je veux voir Bon Iver. Ou Justin Vernon. Puis lui payer une bière.
Dans la liste des morts, j'aimerais beaucoup voir Barry White, j'ai toujours aimé sa musique.

Quel est ton rituel pré-concert ?
Je fume une cigarette. ou deux.

Quel est l'objet qui te définit le mieux ?
L'objet qui me définit le mieux serait un objet lié au passé. Un album photo, ou un livre. Je suis quelqu'un qui vit beaucoup dans son passé, dans mon passé. Et j'ai aussi une très bonne mémoire des événements, ce qui me permet de replonger dans le temps avec beaucoup de facilité.

Avec qui rêverais tu de chanter en duo ?
Je rêverais de chanter en duo avec Andy Mckee. Bien que je n'ai jamais entendu sa voix. Ou alors, avec Antony de Antony and the Johnsons.

Quel disque voudrais tu absolument nous faire écouter ?
Un disque qu'il vous faut écouter du début a la fin. « Hazeltons » de Justin Vernon. En concurrence avec « For Emma, Forever Ago » de Bon Iver.

Un dernier mot ?
Un dernier mot. Grande.

http://www.myspace.com/morganmanifacier
http://soundcloud.com/morganmanifacier

dimanche 23 mai 2010

© Raphaël Neal


Un lundi ou peut être était-ce un jeudi, je suis tombée sur lui, par hasard, et je l'ai gardé dans ma chute en le faisant exprès. Lui, c'est Chris Garneau. Il est un peu poète pélican à ces heures perdues et l'a très bien défendu en pondant son premier album « Music for tourists ». Première écoute... Les chansons se succèdent, et un et deux et trois, je reste bouche bée par cette ville miniature qu'il a construit partout en moi, avec sa foi et ses dix doigts. Sa voix délicate avec laquelle il combat le vacarme assourdissant glissant sous son lit, j'en suis tombée amoureuse. Treize chansons. Et puis la dernière. L'extraordinaire. La numéro quatorze. Une sublime reprise d'Elliott Smith s'intitulant Between the bars. Et elle m'a envoyée valser. Fin. Le disque s'arrête de tourner et je reste allongée. Désorientée et aimantée. Il m'a fait fondre comme une petite fille à la première cuillerée et je n'en ai fait qu'une bouchée. Croyez-le ou non mais c'est un sentiment particulier. Et puis un lundi ou peut être un jeudi, la nouvelle est tombée. Je l'ai rêvé et il l'a fait. Un second album intitulé « Eleanor the Cats and Kids » est né et je suis curieuse d'entendre ce qu'il a une fois de plus inventé.

http://www.myspace.com/chrisgarneau